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jeudi, juin 01, 2006

Dans ma bulle...

J'ai dans mon aquarium :
(Vous pouvez passer la liste, sauf les aquariophiles finis.)

10 x Tetra néon
7 x Tetra cardinal
8 x Rasbora arlequin
2 x Guppie
5 x Mollie arlequin
3 x Silure de verre du Nil
2 x Tetra fantôme rouge
2 x Crevette fantôme
3 x Crevette Yamato
1 x Gourami nain
1 x Tetra néon noir
1 x Danio-zèbre
1 x Beta Splendens
1 x Corydoras albinos
1 x "Golden algae eater"
3 x Platie "Wagtail"
1 x Platie "Highfin"
3 x Rummy nose Tetra
7 x Tetra néon rose
8 x Bloodfin tetra
...et des centaines d'escargots


Soixante-dix organismes vivants dans un bac communautaire, donc. À noter, certaines de ces espèces ne sont pas compatibles, et ce dans un espace poisson/litre qui n'est pas sans rappeler le métro de Tokyo (C'est bien connu, les Japonais s'y entassent comme des sardines...).

J'en étais à me demander comment ils faisaient pour vivre ensemble dans la plus grande harmonie, quand j'ai eu une épiphanie :

C'est normal, bordel! Y'en a pas un là-dedans qui fume!!!

Depuis mardi minuit, je souffle des bulles de fumée secondaire dans l'eau. C'est ma façon de gouverner, de leur apprendre à mieux mourir.

mardi, mai 30, 2006

Ronchonnement

Aujourd'hui, je boude en fumant un carton dans mon aquarium, à la santé des poumons roses des jeunesses hitlériennes de demain.

Teuf teuf, je vais mourir en forme, au train où vont les chauves... (Je déraille. Même mes poissons trouvent que j'ai l'alevin triste.)

vendredi, novembre 11, 2005

L'eunecte plus ultra

Ils grouillent partout dans la maison. Les serpents.

Les vipères m'épient, j'avale des couleuvres, les pythons me collent. Il y en a un qui glisse le long de ma cuisse, me lorgnant le cyclope (un anusconda?). Ils me sentent de leurs langues fourchues suceuses de jus, diables rampants; je ne peux marcher sans en écraser un, sans m'enfarger. Pas un coin sans que ne s'agglomère un magma visqueux d'anneaux enchevêtrés.

Il ne me reste qu'un choix : mettre le feu au nid, derrière la télé.

Vous êtes comme moi, fatigués des fils électriques?

mercredi, novembre 09, 2005

"%$?"$%?&&??? d'informatique !

Bibi est un nouveau papa. Je viens d'adopter un pc de deux ans.

Depuis, je ne fais plus mes nuits.

Moi qui pensais pouvoir bloguer davantage avec mon propre ordi – j'utilisais auparavant la machine de ma douce – ouf! le doigt dans l'œil vous dites… Go pour le chargement de tous mes disques : deux jours. Installer le routeur déroutant : j'y comprends toujours rien. Le fonctionnement interne de la machine : pff ! je n'ose imaginer un jour parvenir à n'en saisir que le dixième. Faire le décompte de tous les nouveaux logiciels : ça me prendra sûrement encore une semaine et là je ne parle pas de les utiliser avec un minimum d'efficacité. Il appert que ça prend un QI de 9 à un chien pour japper. J'ai l'impression de toper le 12 max ces jours-ci, je vous jure…

M'enfin, ça ne m'aura tout de même pris que neuf heures pour taper ce texte ! (Le temps de trouver les différents caractères et de configurer Word, pourtant un logiciel que je connais un 'tit peu.)
Qu'est-ce qui est pire, être nul ou s'en rendre compte?

Les trisomiques ont l'air heureux.

vendredi, septembre 02, 2005

Montée de lait (pauvre Tiger)

Tous les soirs (j’arrête de boire!), tous les matins, en fait, après le boulot, alors que je remercie le neurone qui me permet encore de respirer, un gentil taxi me ramène au bercail. En général, j’aime bien causer un brin avec les chauffeurs. C’est un monde, le taxi. Chacune des conversations pourrait faire l’objet d’un billet, les chauffeurs étant passés maîtres dans l’art de la discussion rapide. J’aime cette idée de deux inconnus qui conversent ensemble cinq minutes; un thème, partez, merci au revoir. Le speed-dating de la jasette, quoi.

N’empêche qu’hier je me suis demandé si je n’aurais pas mieux fait de marcher que de me taper le fasciste de service de la Coop. La radio donnait le dernier bilan de Katrina quand le chauffeur me lance, du haut de son monticule de graisse :

« Coudonc, les nègres vont-tu arrêter de se plaindre! Pourraient au moins s’entraider au lieu de rester sur leurs maisons à chialer! Comme pendant le matsuni (sic), me semble… »

J’étais effaré, je pensais avoir mal entendu. J’ai bien tenté de lui expliquer qu’on ne peut pas aider grand monde quand on est pris sur le toit d’une maison, sans vivre, eau, électricité, etc., et que la couleur de la peau n’avait rien à voir là-dedans.

« Quoi, vous prenez pour eux? Venez pas me dire… Ah, pour une fois que ça arrive au monde qui le mérite… Criss de nègres, ça reste assis sur son cul toute la journée à attendre l’argent du gouvernement pis après ça pleure quand vient le temps de se le bouger! Z’ont pas de cœur, les vaches! Remarquez, y’en a des bons… Tiger Woods par exemple… »

C’en était trop. Impossible en cinq minutes de changer cinquante ans de conditionnement raciste. J’étais de toute façon rendu à destination. Ne me restait plus qu’à me faire plaisir en tombant à son niveau. J’ai été aussi con que lui mais ça m’a fait du bien :

« Mon bon monsieur (morve immonde), sachez que si on mettait tous les obèses dans le même panier, il percerait. Ah et puis tiens, ça ne vous dérange pas trop si je garde le pourboire pour le fonds d’aide aux chauffeurs de taxi débiles, bornés et racistes? En cas de pépin, hein? on ne sait jamais...»

J’ai souri, l’œil tueur.
Je voyais bien dans son regard porcin l’incompréhension, l’impression qu’il venait de se faire trahir par un pair. Désolé, mon bon monsieur (chiasse sanieuse), demain je demande un chauffeur Haïtien. Eux au moins sont rigolos (sans cellulaire, s’entend)…

dimanche, mars 20, 2005

Bruxisme

Avis public à toutes les caissières chez Jean Coutu :

Non, je n'ai pas la ##$%&$(!) de carte Air Miles !

Un point par dix-sept dollars d'achat, 15 000 points pour s'acheter un toaster...
Donc, 255 000 $ d'achat de papier-cul avant de pouvoir griller une toast...
Nous prennent vraiment pour des cons, ces cons !

mercredi, février 16, 2005

Bruxisme à la Casa del Popolo

Ils auront eu beau dire, moi je n’ai rien compris.
Parce que, hélas, je n’ai rien entendu.

Pourquoi suis-je toujours le chanceux qui est assis à côté du vieux poète soûlon qui fait le clown au détriment de celui qui a eu l’audace de montrer ses couilles sur scène ? Je n’ai rien contre les soûlons, les poètes ou les vieux, mais la combinaison des trois, affichant son manque de respect en postillons de vinasse, me donne des envies assassines.
Toujours un comme ça dans un show qui veut le voler.
N’eût été de ce Boisvert, passe encore, mais quand c’est toute la salle qui s’est mise à jacasser, je me suis demandé ce que j’étais venu foutre là.
(Pas toute la salle, bien sûr, mais ça n’en prend pas beaucoup pour déranger l’ensemble.)
Sidérant, en plus, de penser que tout ce beau monde a un rapport de près ou de loin avec l’écriture.


En acouphènes
Les égos
Sans trique
De la fratrie fratricide

Donc, le show comme tel… euh… sais pas : pas vu, pas entendu.
Paraît que mes trois comparses d’hier traitent aujourd’hui du même sujet. (Dan, Pat, Cath) C’est confortant, je ne dois pas être fou.
La suite fut de loin plus heureuse. Ai rencontré les sympathiques Dame Mec et Breakwood, pour ne namedropper que ceux-là.
Bon, je vais me recoucher. Chaque frappe sur le clavier m’élance jusque dans la caboche.
Maudite Belle Gueule…
Faut que je sois en forme : ce soir, je vais voir, optimiste, un show de poésie...

mardi, décembre 21, 2004

Pierre, Jean, Jacques

Noël approche.
La ville s’est faite belle le temps d’une illusion. Les minarets modernes chantent en dolby le petit Jésus et la pierre arbore des larmes lumineuses, multicolores. Ce serait beau si la misère ne s’était aussi mise sur son trente-et-un.

Pierre a loadé sa carte pour faire croire à ses enfants qu’ils sont heureux. En janvier, ils n’auraient peut-être pas déjeuné si, heureusement, leur école ne s’était située dans un secteur défavorisé.

Jean fait des affaires d’or sur un coin de rue de la Main à tendre la main. Avec toutes ces lumières, ce clinquant dont on a paré la nuit, il est vraiment plus laid. Et comme c’est bien fait, le froid s’est pointé le nez. Il fait vraiment pitié, tant mieux : les affaires sont bonnes. Curieusement, à ce temps-ci de l’année, les gens le voient. Probablement parce que leur marche est ralentie par tous ces sacs de cadeaux et le poids de la honte. On s’arrête pour lui parler, lui souhaiter de joyeuses fêtes, puis on fait danser dans sa main grelottante les huarts qui n’auront pas servi à acheter l’assortiment de trucs-machins-qui-sentent-la-vieille-fille pour la tante Ginette.

Jacques, habillé comme sa chienne, parle tout seul dans sa barbe. Toujours les mêmes phrases. Le même mot surtout, le seul qu’on lui aura appris au Centre entre les rations de pilules de bonheur. Un mot, une gâterie, comme pour les perroquets. Depuis il répète : désinstitutionnalisation. Les messieurs en blanc lui ont dit avec une tape sur le dos : " Va mon bel oiseau, tu es libre ! " Bulle, envole-toi…disparais. Comme sont gentils !

Noël pour fêter la naissance de Jésus. Pourquoi j’ai plutôt l’impression que c’est l’époque où on le remet sur la croix pour montrer sa souffrance à venir ?
La charrue avant l’âne et le bœuf.
Misère…

jeudi, novembre 25, 2004

Superstitions

Ce matin, je me suis vraiment levé du mauvais pied. Je ne sais s'il s'agit du gauche ou du droit, toujours est-il que mon talon a fracassé le petit miroir dont je me sers pour admirer mon derrière (de crâne, s'entend, quand je me clippe les restants. Bande d'esprits tordus !)
Je sais, je sais, vous allez me demander qu'est-ce qu'il faisait au pied du lit, ce miroir.
Et bien disons simplement que mon antre n'est pas un exemple de rangement. Hum...
Sept ans de malheur ! J'ai cassé mon dernier miroir il y a sept ans à peu près ; je pensais avoir bientôt droit au bonheur. Merde !

Je suis d'ordinaire très peu superstitieux. Mais n'essayez pas de me faire passer sous une échelle en cassant un miroir. Pourquoi ces deux croyances et pas les autres ? Sûrement parce que ce sont les premières que j'ai entendues, à cet âge où la tête est un coton-fromage qui retient tout le ricotta. (Tournicotti, tout le ricotta - scusez-la)

Ventilation :
Une que je ne suis plus capable d'entendre :
Sept ans de mauvais sexe pour ceux qui ne se regardent pas dans les yeux en trinquant.
Faut se regarder dans les mirettes, oui, mais seulement pour marquer une forme de respect envers son/ses partenaire(s) de libations. Mais quand on est 30 à devoir cogner nos shooters et se lorgner les quenœils (sic), pour la 42e fois en une soirée, là je trouve qu'il y a exagération.
De toute façon, si ça fait sept ans que tu n'as pas eu du bon cul, t'es un petit gros laitte qui ne se fait pas payer de shooters.
À cause de mon état de barman/alcoolo, j'ai du manquer approximativement 23 754 paires d'yeux en trinquant, en je ne m'en porte pas plus mal, pas moins mâle.

Morale : Trop se regarder trinquer n'assure pas un avenir de bon sexe. Je dirais même que...

P.S. : Toutes mes excuses aux petits gros laittes qui baisent à fond.