lundi, novembre 28, 2005
Citationnement parallèle
- Denis Landry
***
Ma douce, qui connaît heureusement mieux son homme que son hockey:
«Vas-y sans moi, je vais aller te rejoindre à la mi-temps.»
Grippe à bière (bis)- Manchette
samedi, novembre 19, 2005
Les 20 trucs à ne pas dire lors d'une ''date''
1- De suite après avoir visionné l'édifiant film '' Chérie, peigne ta touffe... On recoit! '', j'ai eu un flash : je n'ai pas lu un livre depuis un an.
2- Je joue au golf. Pire, c'est ma passion.
3- J'idolâtre Mylène farmer (Ben non, pas pour ses seins! Elle en a? Ah bon. J'aime ses textes et sa fragilité, ainsi que ses nichons. Quoi? Des nichons et des seins, c'est kif-kif? Ah bon.)
4- Je suis misanthrope. (Quoi, vous voulez des détails? Faites pas chier...)
5- À l'âge de 9 ans, je me suis inséré un ''tube'' de pâte à dents à pompe à saveur de gomme balloune dans le méat urinaire, et j'ai pesé. (Oui, j'ai connu la chaude-pisse avant l'orgasme, et le mot urètre bien avant la plupart des gens de mon âge.)
6- Je me suis déjà mis la bite dans la bouche d'un veau, une gageure. Oulà la succion, je vous dis pas... Ni ne vous conseille d'essayer. (De toute façon il était trop jeune ; je préférais sa mère, plus cochonne.)
7- J'ai dit oui deux fois au mariage. (Mais personne n'écoutait.)
8- J'ai la mémoire d'une poitrine de dinde. Trop de shooter, oui, pour sûr. (Bon, qu'est-ce que je disais donc?)
9- Je n'aime pas les enfants. (En tout cas pas les miens, ceux que je n'ai pas. C'est mieux ainsi, non?)
10- Mes voyages, de Tarascon à Bételgeuse, ne m'auront appris ne serait-ce qu'une chose : C'est fichtrement confo un sofa! Maudit que j'aime ne rien faire! Je n'ai aucune ambition et n'ambitionne pas en avoir prochainement. (J'en parlais dernièrement au grand terroriste Hassan D'Lanoun, qui lui me disait vouloir dédier sa vie à sa mort. Comme je ne comprenais rien, je me suis endormi. Oui, je dors parmi les vivants, spectateur ô combien plus qu'acteur...)
À Suivre...
vendredi, novembre 11, 2005
L'eunecte plus ultra
Ils grouillent partout dans la maison. Les serpents.
Les vipères m'épient, j'avale des couleuvres, les pythons me collent. Il y en a un qui glisse le long de ma cuisse, me lorgnant le cyclope (un anusconda?). Ils me sentent de leurs langues fourchues suceuses de jus, diables rampants; je ne peux marcher sans en écraser un, sans m'enfarger. Pas un coin sans que ne s'agglomère un magma visqueux d'anneaux enchevêtrés.
Il ne me reste qu'un choix : mettre le feu au nid, derrière la télé.
Vous êtes comme moi, fatigués des fils électriques?
mercredi, novembre 09, 2005
"%$?"$%?&&??? d'informatique !
Depuis, je ne fais plus mes nuits.
Moi qui pensais pouvoir bloguer davantage avec mon propre ordi – j'utilisais auparavant la machine de ma douce – ouf! le doigt dans l'œil vous dites… Go pour le chargement de tous mes disques : deux jours. Installer le routeur déroutant : j'y comprends toujours rien. Le fonctionnement interne de la machine : pff ! je n'ose imaginer un jour parvenir à n'en saisir que le dixième. Faire le décompte de tous les nouveaux logiciels : ça me prendra sûrement encore une semaine et là je ne parle pas de les utiliser avec un minimum d'efficacité. Il appert que ça prend un QI de 9 à un chien pour japper. J'ai l'impression de toper le 12 max ces jours-ci, je vous jure…
M'enfin, ça ne m'aura tout de même pris que neuf heures pour taper ce texte ! (Le temps de trouver les différents caractères et de configurer Word, pourtant un logiciel que je connais un 'tit peu.)
Qu'est-ce qui est pire, être nul ou s'en rendre compte?
Les trisomiques ont l'air heureux.
lundi, octobre 31, 2005
La paroles des autres
« C'est vrai que si j'étais plus dilué, je serais plus concentré! »
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Dans le même registre, une Catherine V.-L. en forme :
« Si j'avais pas bu autant de bière, je serais moins soûle. »
***
Alors que je fredonnais un air connu, demandant qui chantait cette toune, ma douce compagne, qui m'aime tellement (♥) :
« Chante encore et ça va me revenir.
– Quoi, le nom du groupe?
– Non, le souper... »
***
Et parce que tout n'est pas une blague, une phrase cute entendue à la LIM (Ligue d'improvisation Montréalaise) :
« Sans toi, je ne serais qu'un gros sac plein de pas d'amour. »
– Marianne Passarelli 23 oct. 2005
lundi, octobre 24, 2005
Modingue
p.s. : Être malade après avoir trop bu, c'est faire d'une bière deux goûts ?
p.p.s. : Je sais, je sais, la facilité tue. Heureusement, le ridicule, non.
jeudi, octobre 20, 2005
Se creuser la tête
Acadie Nouvelle
Chronique 344, mercredi 19 octobre 2005
(Extrait) :
« Je voudrais aller là où ne vont jamais les chroniqueurs. L’espace d’un moment, dire une réalité – non : lever le voile sur une réalité –, la mienne, de telle sorte qu’elle devienne par la magie du verbe, la vôtre. Je ne voudrais pas que vous pensiez comme moi. Je voudrais plutôt vous faire entendre le son de ma méditation. Le pétillement des mots, des images, des couleurs scintillant dans ma caboche de fou du roi qui fait rire le monde parce qu’il a peur de pleurer.
Pleurer pour rien. Juste pour épouser cette pluie insignifiante qui lave, la nuit, les scories du jour passé. Je ne suis même pas triste. Je suis juste ça, juste là : cinquante-cinq ans, seul, dans la nuit, devant un ordi, à me demander ce que je fais là. »
– Rino Morin-Rossignol
samedi, octobre 15, 2005
Nostalg-hic!
Déjà 10 ans, 416 000 pintes ou 700 000 verres de bière vendus, selon une estimation hautement scientifique, 1040 verres brisés, une dizaine de batailles, un cabaret de portos renversé sur la tête d'une cliente, 83 200 cigarettes fumées (arrreuh!), 24 960 shooters d'éclusés (je n'ose compter les petites frettes), un foie en moins, aucune livre en surplus (allez comprendre?), quelques cheveux en moins (bien qu'il n'en restât déjà plus beaucoup), des cheveux blancs en plus, des milliers de clients satisfaits (j'ose l'espérer), quelques clientes déçues (ben quoi, j'ai une blonde...), des rencontres de tout acabit (la plupart merveilleuses, dont certaines, magiques, qui se sont transformées en de grandes amitiés), et à travers tout ça, si je me souviens bien, quelques baisers ça et là...
Déjà 10 ans à évoluer dans un monde factice mais si beau, 10 ans à amortir le ressac de sa tristesse.
Le croiriez-vous, j'aime mon job.
jeudi, septembre 29, 2005
Quote cot cot 1-9-1-9
« Je suis tellement fatigué, j'ai les yeux qui dorment debout. »
–Bibi
Et comme je n'étais pas seul ce soir là :
« J'ai déjà pris une brosse avec Prince! On était moi pis lui pis deux autres filles. »
–Yannick Leblanc
P.S : Le titre... je sais, ça vole pas haut! Mais j'aimerais rappeler que les poules ne volent pas. Cette rectification vous est présentée par Olymel
vendredi, septembre 23, 2005
La grosse femme du parc
crachas du temps les vautours ricanent
souvenance d’une poupée géante devant le Palais des Glaces
cerbère mécanisé
rire sardonique de mégaphone troué
frissons dans le dos et doigt dans le nez :
« maman j’ai peur, je veux pas y aller! »
l’odeur de Barbe à papa, écœurante
« maman je vais vomir! »
J’aurais voulu assister à son dernier couinement
pièce par pièce enfin démontée
coups de masse dans le papier mâché, anéantissement du grotesque
je crois que j’aurais joui – j’avais l’âge en ’83
mort d’une époque
délivrance
vendredi, septembre 16, 2005
$ So.(s)
Chère Solange,
Depuis que je suis tout petit on me dit de me mêler de mes affaires, mais que je devrais m'affirmer un peu plus. Que faire?
– L'Anonyme des blogues
Chère Solange,
Mon mari n'aime pas beaucoup mon amant et vice versa. Comment faire pour que règne l'harmonie?
– Candy de Chasteté
Chère Solange,
J'ai été adopté et j'aimerais bien rencontrer mes parents biologiques. Par quelle épicerie commencer mes recherches?
– Un légume (Francis Raddy, mettons)
Chère Solange,
J'ai deux fesses qui ne se connaissent pas. Comment les présenter?
– Une fessue (mesure)
Chère Solange,
Je suis tombé en amour à Pâques au kiosque des petits animaux de la Place Versailles. J'aime une chèvre, suis-je normal?
– Un artiodactylophile
Chère Solange,
Maman m'a acheté un vibromasseur. Dois-je l'utiliser quand le besoin s'en fait sentir et/ou le laver quand il commence à sentir le besoin ?
p.s. : C'est pas un peu dur pour les dents, non?
– Noémie-Maude Sénécal-Phô Thrang, 15 ans
Chère Solange,
Depuis que je les traite en égales, les femmes ne me lâchent pas d'une semoule. J'aimerais lever le voile sur cette affaire...
– Momo
Les murs ont des orteils
– Richard Plouffe
lundi, septembre 05, 2005
Citationnement parallèle et autres Ô Beneries
" Grand-maman va pas très bien : on lui a découvert une osthéopotauxroses..." – Rita, 8 ans
" Mozart, coudonc, c'est dans quel film qu'il lance son célèbre : " I'll be Bach! " – Raoul, 12ans
" Je l'ai tellement bien domptée qu'elle me mange dans sa main. " – Ben, 42 ans
" Ravaler sa morve, c'est internuer? " – Ben, 42 ans
vendredi, septembre 02, 2005
Montée de lait (pauvre Tiger)
N’empêche qu’hier je me suis demandé si je n’aurais pas mieux fait de marcher que de me taper le fasciste de service de la Coop. La radio donnait le dernier bilan de Katrina quand le chauffeur me lance, du haut de son monticule de graisse :
« Coudonc, les nègres vont-tu arrêter de se plaindre! Pourraient au moins s’entraider au lieu de rester sur leurs maisons à chialer! Comme pendant le matsuni (sic), me semble… »
J’étais effaré, je pensais avoir mal entendu. J’ai bien tenté de lui expliquer qu’on ne peut pas aider grand monde quand on est pris sur le toit d’une maison, sans vivre, eau, électricité, etc., et que la couleur de la peau n’avait rien à voir là-dedans.
« Quoi, vous prenez pour eux? Venez pas me dire… Ah, pour une fois que ça arrive au monde qui le mérite… Criss de nègres, ça reste assis sur son cul toute la journée à attendre l’argent du gouvernement pis après ça pleure quand vient le temps de se le bouger! Z’ont pas de cœur, les vaches! Remarquez, y’en a des bons… Tiger Woods par exemple… »
C’en était trop. Impossible en cinq minutes de changer cinquante ans de conditionnement raciste. J’étais de toute façon rendu à destination. Ne me restait plus qu’à me faire plaisir en tombant à son niveau. J’ai été aussi con que lui mais ça m’a fait du bien :
« Mon bon monsieur (morve immonde), sachez que si on mettait tous les obèses dans le même panier, il percerait. Ah et puis tiens, ça ne vous dérange pas trop si je garde le pourboire pour le fonds d’aide aux chauffeurs de taxi débiles, bornés et racistes? En cas de pépin, hein? on ne sait jamais...»
J’ai souri, l’œil tueur.
Je voyais bien dans son regard porcin l’incompréhension, l’impression qu’il venait de se faire trahir par un pair. Désolé, mon bon monsieur (chiasse sanieuse), demain je demande un chauffeur Haïtien. Eux au moins sont rigolos (sans cellulaire, s’entend)…
jeudi, août 18, 2005
En attendant...
Le croque-mort prenait un plaisir sadique à fixer ma gueule d’enterrement.
Et cet autobus qui n’arrivait pas.
Je me demandais bien ce qu’il me voulait, le funèbre. Me pomper? Non, pas son genre. Il se contentait de m’observer de ses yeux hépatiques, grattant nerveusement un ongle cornu sur le filet de son menton. Il commençait sérieusement à m’énerver, me foutait franchement la trouille, en fait.
Je décidai de prendre le diable par les deux cornes.
– Vous voulez ma photo?
Surpris dans sa méditation, il s’avança vers moi et se racla la gorge. À glacer un popsicle.
– Pardonnez-moi jeune homme, mais je suis sondeur pour la maison Pesant-Pesant et vous me semblez être le candidat idéal pour notre sondage d’aujourd’hui sur les maladies du cœur. Vous permettez que je vous pose quelques questions?
Bof, je n’avais que mon temps à perdre, tant qu’à attendre le bus, et j’étais soulagé de voir qu’il ne m’imaginait pas en sauce avec des petits oignons. J’acceptai.
Vinrent les questions d’usage, âge, profession, etc. Il esquissait de temps à autres un petit sourire de satisfaction, sourire particulièrement appuyé lorsque fut le temps des questions sur mes habitudes alimentaires. Vrai qu’à m’écouter répondre, je n’étais pas fier : si c’est gras, poilu et que ça se fait livrer, j’en mange.
Plus les questions défilaient, plus il semblait jubiler. L’extase se lisait carrément sur son visage à la fin du questionnaire :
– Combien de fois par semaine faites-vous de l’exercice?
– C’est quoi ça de l’exercice? Héhé.
– Avez-vous déjà consommé de la drogue?
– Ben kin…
– Lesquelles?
– Euh…toutes, je pense…sais pus trop…
– Vous fumez?
– Oui.
L’apothéose! Il en tremblait.
– Combien de cigarettes par jour?
– Je pourrais vous le dire en paquets, moins compliqué à…
Sans prendre le temps d’entendre la fin de ma réponse, il me coupa la parole, remballa son questionnaire dans son cartable et me tendit une main poisseuse.
– Excellent mon cher monsieur, vous avez été parfait! On passe vous prendre ce soir!
C’est à ce moment qu’arriva l’autobus, vomissant son lot de zombies. Se frayant un chemin entre eux, Madeleine s’en extirpa, toute belle d’été vêtue. Elle me sauta au cou, m’embrassa comme si ça faisait dix ans que nous ne nous étions vus, comme si le sort du monde en dépendait, langoureusement, sauvagement, amoureusement. Je n’avais pas attendu pour rien. Nous nous en allâmes vers la maison, main dans la main, emmenant avec nous le bonheur des gens qui se retrouvent. Avec un clin d’œil, Madeleine me demanda :
– T’as vu derrière, à l’arrêt d’autobus? Y’a un fou qui mange un cartable en piétinant le sol…
Désolé mon vieux, ce soir j'ai mieux à faire…
jeudi, août 11, 2005
jeudi, août 04, 2005
Waterloo nocturne (chronique du clown Pathos)
Nourries aux sandwiches à la photocopie de dinde
Aux bières insipides criant bulle
Envole-toi
Affalé au zinc
Sur le bar de la catastrophe
En accusé de déception
Une mocheté me sourit
Le genre qui saigne des gencives
En s’épilant les dents
Mais je vais sûrement finir fini
Par lui demander sa main
Encore une de ces nuits
À compulser mes silences élastiques
Latence de la déchirure
Honteux guerrier indien
Sous toute réserve
Flèche de boit tout
Je commande du Cristal l’air de rien
Aux hyènes de service
Crocs jaunes haleine de tabac
Les morpions s’agglutinent
À chacun son verre chacun son poil
Enfin je me fais sucer
Dilapidation des billets
Bouteilles à la mer
Au yab’ la dépense
Le garde-manger est vide
Une autre maudite nuit
À me demander
Suis-je devenu le sel
De l’eau qui a bouilli
Ah pis fuck
Barman
Un autre verre svp
Pour le doute
Demain la nuit
Comme la chance
Me sourira
mercredi, juillet 27, 2005
Marco... Polo!
Le terre à terrorisme des dames me fera toujours sourire.
dimanche, juillet 24, 2005
Sacré Ben!
Je prends la peine de suer des doigts par ces temps caniculaires pour vous faire part de la sagacité légendaire du Benoit Fortier d'Amérique, aussi barman de son état mais, surtout, inventeur patenté de la répartie.
Un exemple? Ok :
Alors que Rachid Taha s'époumonait au B., un client à l'esprit embrumé lui a demandé s'il n'avait pas honte de faire jouer ça alors que la veille 40 personnes avaient été tuées lors des attentats à Londres.
Ben de rétorquer : "Monsieur, depuis quand c'est les musiciens qui tuent?"
***
Après un mois de congé, je vais essayer de revenir ici plus souvent. Pour citer encore Ben, "on ne sait jamais ce que le passé nous réserve".
Peut-être que je vous raconterai l'histoire de la pute qui voulait se faire amante honorable...


