lundi, janvier 16, 2006

zzzzzzzzzzzzzzz

Je me souviens rarement de mes rêves. Je me souviens en fait rarement des événements réels de la veille, alors, les rêves, vous pensez...

Sauf qu'aujourd'hui, en sortant de l'anus de Morphée, je me suis souvenu de celui-ci :
Ma douce, debout sur mon dos, sautait à la corde en sifflotant la Chevauchée des Walkyries, prétextant ainsi m'endurcir devant la menace grandissante d'une attaque nucléaire en provenance de l'Iran.
(Promis, fini le rôti de porc avant le dodo.)

Je me suis éveillé avec le dos barré et un bouton dans le front de la taille de l'hôtel de ville de Tchernobyl.

Demain, j'essaie de rêver à Carla Bruni, sait-on jamais...

vendredi, décembre 30, 2005

Évolution

À force de ne pas vouloir ressembler à mon père, je suis devenu la pire de ses caricatures.

jeudi, décembre 22, 2005

Modingue

L'humanité est peuplée de débiles : la femme légèrement profonde, l'homme profondément léger ; l'attirance se fait naturellement.

vendredi, décembre 09, 2005

Hum...

Si la ponctualité est la politesse des princes, pourquoi les princesses sont-elles toujours en retard? Sont pas dans le même carrosse?

mardi, décembre 06, 2005

Éther

Pâle écho au sieur EmmènenousàlaRondeau

J'ai voulu faire le tour du monde, j'ai reculé d'un pas. Quand j'ai vu que j'étais rendu, je me suis assis et j'ai contemplé les étoiles.

lundi, novembre 28, 2005

Citationnement parallèle

« Il faut saillir pour mieux s'aimer. »

- Denis Landry

***

Ma douce, qui connaît heureusement mieux son homme que son hockey:

«Vas-y sans moi, je vais aller te rejoindre à la mi-temps.»

Grippe à bière (bis)- Manchette

Suite aux récents cas de grippe aviaire, le Ministère de la Santé du Québec vient d'émettre un communiqué invitant les restaurateurs à la plus grande prudence. Il faudra dorénavant se laver les mains après avoir plumé un client.

samedi, novembre 19, 2005

Les 20 trucs à ne pas dire lors d'une ''date''

Ok, j'embarque dans le jeu des 20 vérités. Je prends le relais que m'a vachement tendu Pat. (Euh, une vérité, il faut qu'elle soit vraie?) Anyways, voilà :

1- De suite après avoir visionné l'édifiant film '' Chérie, peigne ta touffe... On recoit! '', j'ai eu un flash : je n'ai pas lu un livre depuis un an.

2- Je joue au golf. Pire, c'est ma passion.

3- J'idolâtre Mylène farmer (Ben non, pas pour ses seins! Elle en a? Ah bon. J'aime ses textes et sa fragilité, ainsi que ses nichons. Quoi? Des nichons et des seins, c'est kif-kif? Ah bon.)

4- Je suis misanthrope. (Quoi, vous voulez des détails? Faites pas chier...)

5- À l'âge de 9 ans, je me suis inséré un ''tube'' de pâte à dents à pompe à saveur de gomme balloune dans le méat urinaire, et j'ai pesé. (Oui, j'ai connu la chaude-pisse avant l'orgasme, et le mot urètre bien avant la plupart des gens de mon âge.)

6- Je me suis déjà mis la bite dans la bouche d'un veau, une gageure. Oulà la succion, je vous dis pas... Ni ne vous conseille d'essayer. (De toute façon il était trop jeune ; je préférais sa mère, plus cochonne.)

7- J'ai dit oui deux fois au mariage. (Mais personne n'écoutait.)

8- J'ai la mémoire d'une poitrine de dinde. Trop de shooter, oui, pour sûr. (Bon, qu'est-ce que je disais donc?)

9- Je n'aime pas les enfants. (En tout cas pas les miens, ceux que je n'ai pas. C'est mieux ainsi, non?)

10- Mes voyages, de Tarascon à Bételgeuse, ne m'auront appris ne serait-ce qu'une chose : C'est fichtrement confo un sofa! Maudit que j'aime ne rien faire! Je n'ai aucune ambition et n'ambitionne pas en avoir prochainement. (J'en parlais dernièrement au grand terroriste Hassan D'Lanoun, qui lui me disait vouloir dédier sa vie à sa mort. Comme je ne comprenais rien, je me suis endormi. Oui, je dors parmi les vivants, spectateur ô combien plus qu'acteur...)

À Suivre...

vendredi, novembre 11, 2005

L'eunecte plus ultra

Ils grouillent partout dans la maison. Les serpents.

Les vipères m'épient, j'avale des couleuvres, les pythons me collent. Il y en a un qui glisse le long de ma cuisse, me lorgnant le cyclope (un anusconda?). Ils me sentent de leurs langues fourchues suceuses de jus, diables rampants; je ne peux marcher sans en écraser un, sans m'enfarger. Pas un coin sans que ne s'agglomère un magma visqueux d'anneaux enchevêtrés.

Il ne me reste qu'un choix : mettre le feu au nid, derrière la télé.

Vous êtes comme moi, fatigués des fils électriques?

mercredi, novembre 09, 2005

"%$?"$%?&&??? d'informatique !

Bibi est un nouveau papa. Je viens d'adopter un pc de deux ans.

Depuis, je ne fais plus mes nuits.

Moi qui pensais pouvoir bloguer davantage avec mon propre ordi – j'utilisais auparavant la machine de ma douce – ouf! le doigt dans l'œil vous dites… Go pour le chargement de tous mes disques : deux jours. Installer le routeur déroutant : j'y comprends toujours rien. Le fonctionnement interne de la machine : pff ! je n'ose imaginer un jour parvenir à n'en saisir que le dixième. Faire le décompte de tous les nouveaux logiciels : ça me prendra sûrement encore une semaine et là je ne parle pas de les utiliser avec un minimum d'efficacité. Il appert que ça prend un QI de 9 à un chien pour japper. J'ai l'impression de toper le 12 max ces jours-ci, je vous jure…

M'enfin, ça ne m'aura tout de même pris que neuf heures pour taper ce texte ! (Le temps de trouver les différents caractères et de configurer Word, pourtant un logiciel que je connais un 'tit peu.)
Qu'est-ce qui est pire, être nul ou s'en rendre compte?

Les trisomiques ont l'air heureux.

lundi, octobre 31, 2005

La paroles des autres

Alors qu'un client lui proposait de prendre une bière, notre travaillant Luq Bossé :

« C'est vrai que si j'étais plus dilué, je serais plus concentré! »

***

Dans le même registre, une Catherine V.-L. en forme :

« Si j'avais pas bu autant de bière, je serais moins soûle. »

***

Alors que je fredonnais un air connu, demandant qui chantait cette toune, ma douce compagne, qui m'aime tellement (♥) :

« Chante encore et ça va me revenir.

– Quoi, le nom du groupe?

– Non, le souper... »

***

Et parce que tout n'est pas une blague, une phrase cute entendue à la LIM (Ligue d'improvisation Montréalaise) :

« Sans toi, je ne serais qu'un gros sac plein de pas d'amour. »
– Marianne Passarelli 23 oct. 2005

lundi, octobre 24, 2005

Modingue

Je ne vois pas pourquoi tout ce tumulte, j'ai souvent eu la grippe à bière et je n'en suis pas mort.

p.s. : Être malade après avoir trop bu, c'est faire d'une bière deux goûts ?

p.p.s. : Je sais, je sais, la facilité tue. Heureusement, le ridicule, non.

jeudi, octobre 20, 2005

Se creuser la tête

J'ai eu dernièrement à expliquer à quelqu'un pourquoi je bloguais. J'ai cherché mes mots. Voici comment j'aurais pu l'exprimer si j'avais eu le talent de l'ami Rino, un vrai chroniqueur celui-là (pour un journal paru dans un pays qui, parait-il, n'est pas au Québec...).

Acadie Nouvelle
Chronique 344, mercredi 19 octobre 2005
(Extrait) :

« Je voudrais aller là où ne vont jamais les chroniqueurs. L’espace d’un moment, dire une réalité – non : lever le voile sur une réalité –, la mienne, de telle sorte qu’elle devienne par la magie du verbe, la vôtre. Je ne voudrais pas que vous pensiez comme moi. Je voudrais plutôt vous faire entendre le son de ma méditation. Le pétillement des mots, des images, des couleurs scintillant dans ma caboche de fou du roi qui fait rire le monde parce qu’il a peur de pleurer.

Pleurer pour rien. Juste pour épouser cette pluie insignifiante qui lave, la nuit, les scories du jour passé. Je ne suis même pas triste. Je suis juste ça, juste là : cinquante-cinq ans, seul, dans la nuit, devant un ordi, à me demander ce que je fais là. »

– Rino Morin-Rossignol

samedi, octobre 15, 2005

Nostalg-hic!

" Lagreff à son bar "
par

Déjà 10 ans, 416 000 pintes ou 700 000 verres de bière vendus, selon une estimation hautement scientifique, 1040 verres brisés, une dizaine de batailles, un cabaret de portos renversé sur la tête d'une cliente, 83 200 cigarettes fumées (arrreuh!), 24 960 shooters d'éclusés (je n'ose compter les petites frettes), un foie en moins, aucune livre en surplus (allez comprendre?), quelques cheveux en moins (bien qu'il n'en restât déjà plus beaucoup), des cheveux blancs en plus, des milliers de clients satisfaits (j'ose l'espérer), quelques clientes déçues (ben quoi, j'ai une blonde...), des rencontres de tout acabit (la plupart merveilleuses, dont certaines, magiques, qui se sont transformées en de grandes amitiés), et à travers tout ça, si je me souviens bien, quelques baisers ça et là...

Déjà 10 ans à évoluer dans un monde factice mais si beau, 10 ans à amortir le ressac de sa tristesse.

Le croiriez-vous, j'aime mon job.

jeudi, septembre 29, 2005

Quote cot cot 1-9-1-9

Je me fais un malin plaisir à citer les bons mots de mes ami(e)s, surtout les moins bons. Je ne peux m'épargner, par soucis de justice et parce que c'est de bonne guerre. (Faut dire aussi que je sais que si c'est pas moi qui l'écris...) Soyez toutefois sans crainte, je ne colligerai pas ici toutes les conneries que je pourrais dire en une journée, ça me prendrait un(e) secrétaire!

« Je suis tellement fatigué, j'ai les yeux qui dorment debout. »
–Bibi

Et comme je n'étais pas seul ce soir là :

« J'ai déjà pris une brosse avec Prince! On était moi pis lui pis deux autres filles. »
–Yannick Leblanc


P.S : Le titre... je sais, ça vole pas haut! Mais j'aimerais rappeler que les poules ne volent pas. Cette rectification vous est présentée par Olymel

vendredi, septembre 23, 2005

La grosse femme du parc

Le Parc Belmont s’effrite dans mes souvenirs
crachas du temps les vautours ricanent
souvenance d’une poupée géante devant le Palais des Glaces
cerbère mécanisé
rire sardonique de mégaphone troué
frissons dans le dos et doigt dans le nez :
« maman j’ai peur, je veux pas y aller! »
l’odeur de Barbe à papa, écœurante
« maman je vais vomir! »

J’aurais voulu assister à son dernier couinement
pièce par pièce enfin démontée
coups de masse dans le papier mâché, anéantissement du grotesque
je crois que j’aurais joui – j’avais l’âge en ’83
mort d’une époque
délivrance

vendredi, septembre 16, 2005

$ So.(s)

Tiens, pourquoi pas une nouvelle catégorie, histoire de continuer dans l'édifiant... (Enfin de la littérature!)

Chère Solange,
Depuis que je suis tout petit on me dit de me mêler de mes affaires, mais que je devrais m'affirmer un peu plus. Que faire?
– L'Anonyme des blogues

Chère Solange,
Mon mari n'aime pas beaucoup mon amant et vice versa. Comment faire pour que règne l'harmonie?
– Candy de Chasteté

Chère Solange,
J'ai été adopté et j'aimerais bien rencontrer mes parents biologiques. Par quelle épicerie commencer mes recherches?
– Un légume (Francis Raddy, mettons)

Chère Solange,
J'ai deux fesses qui ne se connaissent pas. Comment les présenter?
– Une fessue (mesure)

Chère Solange,
Je suis tombé en amour à Pâques au kiosque des petits animaux de la Place Versailles. J'aime une chèvre, suis-je normal?
– Un artiodactylophile

Chère Solange,
Maman m'a acheté un vibromasseur. Dois-je l'utiliser quand le besoin s'en fait sentir et/ou le laver quand il commence à sentir le besoin ?
p.s. : C'est pas un peu dur pour les dents, non?
– Noémie-Maude Sénécal-Phô Thrang, 15 ans

Chère Solange,
Depuis que je les traite en égales, les femmes ne me lâchent pas d'une semoule. J'aimerais lever le voile sur cette affaire...
– Momo

Les murs ont des orteils

« Quand je vois le prix de l'essence, ça me met carrément hors de mes pompes ! »
– Richard Plouffe

lundi, septembre 05, 2005

Citationnement parallèle et autres Ô Beneries

Les enfants sont rigolos, surtout les grands...

" Grand-maman va pas très bien : on lui a découvert une osthéopotauxroses..." – Rita, 8 ans

" Mozart, coudonc, c'est dans quel film qu'il lance son célèbre : " I'll be Bach! " – Raoul, 12ans

" Je l'ai tellement bien domptée qu'elle me mange dans sa main. " – Ben, 42 ans

" Ravaler sa morve, c'est internuer? " – Ben, 42 ans

vendredi, septembre 02, 2005

Montée de lait (pauvre Tiger)

Tous les soirs (j’arrête de boire!), tous les matins, en fait, après le boulot, alors que je remercie le neurone qui me permet encore de respirer, un gentil taxi me ramène au bercail. En général, j’aime bien causer un brin avec les chauffeurs. C’est un monde, le taxi. Chacune des conversations pourrait faire l’objet d’un billet, les chauffeurs étant passés maîtres dans l’art de la discussion rapide. J’aime cette idée de deux inconnus qui conversent ensemble cinq minutes; un thème, partez, merci au revoir. Le speed-dating de la jasette, quoi.

N’empêche qu’hier je me suis demandé si je n’aurais pas mieux fait de marcher que de me taper le fasciste de service de la Coop. La radio donnait le dernier bilan de Katrina quand le chauffeur me lance, du haut de son monticule de graisse :

« Coudonc, les nègres vont-tu arrêter de se plaindre! Pourraient au moins s’entraider au lieu de rester sur leurs maisons à chialer! Comme pendant le matsuni (sic), me semble… »

J’étais effaré, je pensais avoir mal entendu. J’ai bien tenté de lui expliquer qu’on ne peut pas aider grand monde quand on est pris sur le toit d’une maison, sans vivre, eau, électricité, etc., et que la couleur de la peau n’avait rien à voir là-dedans.

« Quoi, vous prenez pour eux? Venez pas me dire… Ah, pour une fois que ça arrive au monde qui le mérite… Criss de nègres, ça reste assis sur son cul toute la journée à attendre l’argent du gouvernement pis après ça pleure quand vient le temps de se le bouger! Z’ont pas de cœur, les vaches! Remarquez, y’en a des bons… Tiger Woods par exemple… »

C’en était trop. Impossible en cinq minutes de changer cinquante ans de conditionnement raciste. J’étais de toute façon rendu à destination. Ne me restait plus qu’à me faire plaisir en tombant à son niveau. J’ai été aussi con que lui mais ça m’a fait du bien :

« Mon bon monsieur (morve immonde), sachez que si on mettait tous les obèses dans le même panier, il percerait. Ah et puis tiens, ça ne vous dérange pas trop si je garde le pourboire pour le fonds d’aide aux chauffeurs de taxi débiles, bornés et racistes? En cas de pépin, hein? on ne sait jamais...»

J’ai souri, l’œil tueur.
Je voyais bien dans son regard porcin l’incompréhension, l’impression qu’il venait de se faire trahir par un pair. Désolé, mon bon monsieur (chiasse sanieuse), demain je demande un chauffeur Haïtien. Eux au moins sont rigolos (sans cellulaire, s’entend)…